de l'initiative."
Exposé de Valérie Kasteler-Budde, co-présidente PEV Genève, co-présidente de l‘initiative.
En tant que mère de 3 enfants adolescents, employée dans le domaine social et particulièrement engagée en ma qualité de Co-présidente du PEV Genève dans les thématiques touchant aux valeurs, je me sens concernée par le fait qu’aujourd’hui des adolescentes de moins de 16 ans peuvent subir un avortement sans même que le sujet soit abordé avec les parents. Pour ma part, je souhaite que le débat sur cette question revienne dans le cercle familial et que les parents se positionnent en amont avec leurs filles pour déterminer dans quelle mesure un avortement potentiel est envisageable et aurait à être couvert par une assurance complémentaire.Une jeune femme de 23 ans de mes connaissances qui consultait son gynécologue m’a relaté qu’à l’annonce de sa grossesse, le médecin lui avait d’emblée proposé un avortement avant même de savoir si elle désirait cet enfant, ce qui l’a profondément choquée. Pour des raisons éthiques, je trouve important de savoir que je ne cofinancerai pas l’avortement d’autres femmes par le versement de ma prime d’assurance maladie, ce que cet article constitutionnel rendra désormais possible.
En ma qualité de représentante du PEV
Dans son programme « Points essentiels », le PEV Suisse souligne qu’une consultation compétente et différenciée doit être proposée aux femmes enceintes. Aucune pression ne doit être exercée en cas de crainte d’un handicap de l’enfant pour avorter. Si les parents exigent un diagnostic prénatal, ils doivent être informés au préalable des conflits de conscience qui peuvent en résulter. Si une femme enceinte est dans une situation critique, elle doit être soutenue. Tous ces aspects sont loin d’être réalisés aujourd’hui.
Le PEV dans son programme politique prévoit par ailleurs que :
L’interruption de grossesse non indiquée médicalement doit être rayée du catalogue des soins de l’assurance maladie de base.Celui qui ne peut concilier la collaboration à un avortement avec sa conscience ne doit pas en subir de préjudices.
On le voit, cette initiative s’inscrit ainsi pleinement dans le programme politique du PEV Suisse, qui s’engage pour le respect de la vie humaine, de la conception à la mort.
Argumentaire
L’avortement est un sujet qui fâche, dans la mesure où c’est un sujet qui touche à l’émotionnel, aux valeurs fondamentales, à des choix de vie. Un certain nombre de femmes considère que l’avortement est un droit au même titre que les droits humains fondamentaux, ce qui justifierait que l’avortement soit pris en charge par l’assurance de base. Cette position est systématiquement prônée dans certains milieux comme position de principe, avant même que la réflexion puisse être enrichie de questions touchant à la vision de la famille, à la parentalité ou encore au sens de la vie. Contrairement à l’assurance de base, qui suppose une solidarité entre assurés jeunes et vieux, sains et malades, l’avortement n’a pas à être supporté de manière solidaire par les autres assurés : il ne s’agit pas d’une maladie.
Concernant le financement de l’avortement, il s’agit de s’attaquer à la question sur un plan privé et personnel : c’est une décision qui appartient à la femme, au couple. La femme doit pouvoir choisir en toute liberté de conscience si elle souhaite souscrire une assurance complémentaire ou non, prendre ses responsabilités en amont et placer le père devant ses propres responsabilités.
Certains argumenteront que l’avortement est moins cher qu’une naissance. Auquel cas il faut arrêter toute la race humaine, qui coûte trop cher !… on le voit, ce raisonnement touche à l’absurde. Les primes d’assurance payées par une personne couvrent largement les frais engendrés par sa naissance. Et avec une population vieillissante qui ne se renouvelle plus suffisamment, la Suisse n’a pas besoin de ces arguments.Encore une fois, il ne s’agit pas d’interdire l’avortement, mais de basculer son coût et sa prise en charge sur l’assurance complémentaire, ce qui permettrait également aux caisses maladie de prévoir un catalogue de prestations spécifiques pour ce type d’interventions. L’intérêt de cette initiative réside finalement dans le fait que chacun aura à se positionner de manière préventive au moment de renouveler son assurance au lieu de décider, le moment venu et sous la pression de l’événement, quoi faire. Ce qui revient à dire que le choix se pose en question de valeurs et de projet de vie au lieu d’être une décision circonstancielle et prise dans la précipitation.
Perspectives
La thématique de l’avortement met l’accent sur la famille qui ne bénéficie pourtant toujours pas d’une véritable politique. La famille a besoin d’être soutenue en amont des crises et des problèmes qui peuvent la traverser. Mais ceci est un autre débat.
Zusammenfassung deutsch:
Als Mutter von drei Jugendlichen, angestellt im Sozialbereich, und als Co-Präsidentin der EVP Genf stark in der Wertediskussion engagiert, unterstütze ich diese Initiative, weil ich
verhindern möchte, dass Jugendliche unter 16 Jahren ohne Wissen der Eltern abtreiben gehen.ist Abtreibung keine Krankheit und gehört deshalb nicht in den Grundkatalog der Krankenversicherung. Eine Zusatzversicherung für diese Leistung ist nicht sehr kostspielig, verhindert aber, dass Personen wie ich gegen ihre Ethik handeln und Abtreibungen mitfinanzieren müssen. trägt die Initiative der Argumentation der Abtreibungsbefürworter Rechnung, dass zwar nicht die Abtreibung, aber zumindest die Finanzierung der Abtreibung Privatsache ist. Die Finanzierung der Abtreibung ist eine private Angelegenheit, beruht auf persönlicher Überzeugung und muss von den betroffenen Frauen/Paaren selbst entschieden und als Verantwortung getragen werden.
Die Schweiz hat heute noch keine wirkliche Familienpolitik, was die Initiative klar aufzeigt.
